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  • BP responsable d’entreprise hippique : le brevet pour diriger une écurie

    Le BP responsable d’entreprise hippique, ou BP REH, forme à la gestion d’une structure qui vit du cheval : écurie de courses, centre équestre, écurie de propriétaires. C’est un diplôme national du ministère de l’Agriculture, de niveau 4, soit le niveau bac, préparé en 2 ans. Une nouvelle version est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Voici ce qu’elle contient et comment y accéder.

    Ce qui change en 2026

    Le diplôme a été refondu par un arrêté du 23 avril 2025. Selon France Compétences, les parcours de la nouvelle version ont démarré le 1er janvier 2026, sous la fiche RNCP40797, qui remplace la RNCP39663. L’enregistrement court jusqu’au 31 décembre 2030. Si tu t’inscris maintenant, c’est cette version que tu prépares.

    Les métiers visés

    La fiche France Compétences cite deux secteurs, les courses hippiques et les sports-loisirs, et trois métiers :

    • entraîneur d’écurie de trot ou de galop ;
    • responsable d’établissement équestre ;
    • responsable d’écurie de propriétaires.

    Dans un centre équestre, gérer la structure et enseigner l’équitation sont deux choses distinctes : le BP REH forme à la gestion, pas à l’enseignement.

    Ce que tu apprends

    Les activités couvertes par le diplôme :

    • la gestion de l’entreprise hippique ;
    • l’organisation du travail avec les équidés, en sécurité ;
    • la conduite de la cavalerie ;
    • le travail à pied des chevaux ;
    • l’entretien des bâtiments, installations, équipements et matériels.

    L’Onisep ajoute que la formation traite de la réglementation, de la santé et de la sécurité au travail, du bien-être animal et des enjeux environnementaux. Les candidats qui suivent toute la formation reçoivent une attestation valant certificat d’aptitude à la conduite en sécurité, le CACES.

    Les 11 blocs de compétences

    Le diplôme se découpe en blocs, chacun capitalisable. Il faut en valider 7 pour obtenir le brevet.

    Bloc Intitulé
    BC01 Se situer en tant que professionnel de la filière hippique
    BC02 Assurer le fonctionnement courant et l’évolution de l’entreprise
    BC03 Organiser le cadre de travail avec les équidés
    BC04 Assurer la conduite technique de la cavalerie
    BC05 Manipuler des équidés à pied
    BC06 Entretenir les infrastructures et les équipements
    BC07 (option A) Travailler des équidés éduqués, montés ou attelés
    BC08 (option B) Conduire la reproduction d’une jument
    BC09 (option C) Promouvoir les activités de l’entreprise
    BC10 (option D) Conduire des prairies pour produire du fourrage
    BC11 (option E) Accueillir une clientèle non francophone

    Intitulés abrégés depuis la fiche RNCP40797 de France Compétences. Toutes les capacités sont évaluées en situation professionnelle, sauf le bloc BC01. Choisis ton option selon ton projet : travail des chevaux, élevage, accueil du public ou gestion des prairies.

    Choisir ton option selon ton projet

    • Tu veux diriger une écurie de propriétaires ou de courses : l’option A, travail des équidés montés ou attelés.
    • Tu vises l’élevage : l’option B, conduite de la reproduction d’une jument.
    • Tu accueilles du public : l’option C, promotion des activités, ou l’option E, accueil d’une clientèle non francophone si ta structure reçoit des touristes.
    • Tu veux produire ton foin : l’option D, conduite des prairies.

    Demande au centre de formation quelles options il ouvre : tous ne les proposent pas forcément toutes.

    Un exemple de parcours

    1. CAPa palefrenier soigneur ou lad-cavalier en 2 ans, en apprentissage.
    2. BP responsable d’entreprise hippique en 2 ans, toujours en apprentissage.
    3. Un certificat de spécialisation en 1 an si tu veux travailler les jeunes chevaux ou l’attelage.
    4. Quelques années de poste à responsabilité avant de reprendre ou de créer une structure.

    Les conditions d’accès

    • Selon l’Onisep, le BP se prépare après un CAP de la même spécialité ou d’une spécialité voisine. Formations d’origine citées : CAPa lad-cavalier d’entraînement, CAPa palefrenier soigneur, CAPa métiers de l’agriculture.
    • En formation continue, France Compétences fixe un âge minimum de 18 ans.
    • Sans diplôme agricole, la fiche prévoit des conditions d’expérience professionnelle en lien avec le diplôme.
    • La validation des acquis de l’expérience est possible.

    Ce que deviennent les apprentis

    Pour le BP préparé en apprentissage, l’Onisep relève ces chiffres InserJeunes 2024 :

    • 35 % en emploi 6 mois après la formation ;
    • 48 % inscrits dans une autre formation ;
    • 17 % dans une autre situation, dont l’installation à son compte et l’étranger.

    Où se former

    L’Onisep recense 7 établissements, principalement des CFA agricoles, parmi lesquels des centres à Laval, Sées, Naves en Corrèze et Rambouillet. Consulte la carte à jour sur la fiche Onisep du diplôme avant de choisir.

    BP REH ou bac pro CGEH

    Les deux diplômes visent la gestion d’une entreprise hippique, au même niveau. Le bac pro CGEH se prépare en 3 ans après la 3e. Le BP REH s’adresse plutôt à ceux qui ont déjà un CAPa ou de l’expérience, et aux adultes en formation continue.

    Après le BP

    L’Onisep cite deux certificats de spécialisation en 1 an : le CS éducation et travail des jeunes équidés et le CS traction équine et conduite d’attelages. Pour situer le BP dans la filière, ouvre le panorama des formations et métiers du cheval.

    Sources

    France Compétences (fiche RNCP40797, BP responsable d’entreprise hippique), Onisep (fiche formation BP responsable d’entreprise hippique, données InserJeunes 2024). Données consultées le 10 octobre 2026.

  • Vétérinaire équin : les études, du concours à la pratique auprès des chevaux

    Il n’existe pas de diplôme de vétérinaire « équin » à l’entrée. Tu deviens d’abord docteur vétérinaire, puis tu t’orientes vers les chevaux. Selon l’Onisep, la formation en école dure 5 ou 6 ans selon ton niveau d’admission, et la sélection est forte. Voici les écoles, les places ouvertes en 2026, le coût, et la façon de te tourner vers les équidés.

    Cinq écoles pour un seul diplôme

    Le diplôme d’État de docteur vétérinaire est obligatoire pour exercer. Cinq écoles y préparent, toutes sous la tutelle du ministère de l’Agriculture :

    • l’ENVA, à Maisons-Alfort ;
    • l’ENVT, à Toulouse ;
    • Oniris VetAgroBio, à Nantes ;
    • VetAgro Sup, à Lyon ;
    • UniLaSalle, à Rouen, la seule école vétérinaire privée.

    Les places en 2026, voie par voie

    Les quatre écoles nationales offrent 724 places à la session 2026, réparties à parts égales entre elles, soit 181 par école. Le recrutement passe par des concours communs :

    Voie d’accès Pour qui Places 2026
    Post-bac bacheliers généraux, entrée en 1re année 280
    CPGE BCPST élèves de prépa BCPST 268
    Licence titulaires d’une L2, d’une licence ou d’une licence pro en sciences 58
    BTSA et BTS étudiants de certains BTS, via la classe Agro-Véto post-BTSA 52
    BUT 2 ou 3 années de BUT génie biologique 46
    CPGE TB élèves de prépa TB 12
    Bac + 5 et plus docteurs en médecine, dentaire, pharmacie, masters de biologie 4
    ENS élèves de 1re année de l’ENS Lyon ou Paris-Saclay 4

    Une règle à retenir : la voie post-bac se tente une seule fois, l’année de la terminale. Les autres voies se tentent deux fois au maximum. Le détail est sur la page de l’Onisep consacrée aux écoles vétérinaires.

    La voie post-bac

    Elle s’adresse aux bacheliers généraux. L’Onisep recommande en terminale les spécialités sciences de la vie et de la Terre, ou biologie-écologie en lycée agricole, avec physique-chimie ou mathématiques.

    L’école privée

    UniLaSalle recrute après le bac, sur un concours propre, avec dossier, oraux et épreuves pratiques. En 2025, elle a offert 115 places aux bacheliers généraux et 5 aux bacheliers STAV. Les candidatures passent par Parcoursup.

    Ce que coûtent les études

    • Écoles nationales : 2 852 € par an en 2025-2026, gratuit pour les boursiers, plus la contribution de vie étudiante de 105 €.
    • UniLaSalle : 14 300 € par an les 3 premières années, puis 18 900 € les 3 suivantes, plus la même contribution.

    Le cursus et la place des chevaux

    Après le concours post-bac, la 1re année pose les bases : biologie, physique, chimie, mathématiques appliquées, zoologie, écologie, anglais, avec un stage. Dès le début, les étudiants s’exercent aux gestes techniques en salle de simulation. En 4e et 5e années, ils travaillent au centre hospitalier de l’école, auprès des animaux de compagnie, de loisir et de production, et font des stages en clinique, en élevage ou en libéral.

    En dernière année, chacun choisit un approfondissement : animaux de rente, animaux de compagnie, équidés, santé publique, recherche et industrie. L’Onisep précise que ce n’est pas une spécialisation : le diplômé est formé pour soigner toutes les espèces. La thèse d’exercice donne le diplôme d’État, reconnu dans l’Espace économique européen.

    Se spécialiser dans les chevaux

    Après le diplôme, une minorité poursuit. L’Onisep cite :

    • l’internat et les diplômes d’école ou inter-écoles, qui ajoutent une année dans une filière ;
    • le DESV, diplôme d’études spécialisées vétérinaires, ou les collèges européens, après un résidanat de 3 ans, qui donnent le titre de spécialiste.

    Le métier auprès des chevaux

    Selon l’Onisep, le vétérinaire qui travaille avec les chevaux pratique la médecine et la chirurgie équines. Certains soignent plusieurs espèces, d’autres uniquement les équidés. Les grands haras emploient parfois un vétérinaire.

    • Le marché : l’Onisep indique que le secteur équin recrute peu, car il est assez bien pourvu. À l’échelle de la profession, le ministère de l’Agriculture mesure pourtant 98 % d’emploi deux ans après la sortie d’école, dans son enquête de 2025.
    • Le rythme : gardes, déplacements, et une bonne résistance physique pour immobiliser un cheval.
    • L’installation : l’inscription à l’Ordre des vétérinaires est obligatoire, et ouvrir son cabinet demande une mise de fonds importante.
    • Le salaire : à partir de 2 300 € brut par mois au départ, variable selon le lieu et le statut.

    D’autres débouchés touchent aussi le cheval. L’Onisep rappelle que l’armée emploie des officiers vétérinaires pour soigner ses animaux, chiens et chevaux, et que les directions départementales de la protection des populations emploient des vétérinaires fonctionnaires pour le contrôle sanitaire des élevages.

    Tes étapes

    1. En seconde, choisis des spécialités scientifiques adaptées à la voie post-bac.
    2. En terminale, prépare le concours post-bac : tu n’auras qu’une tentative.
    3. Si tu passes par une prépa, une licence ou un BTS, vise la voie correspondante.
    4. Fais des stages dans une clinique équine pour vérifier ton choix.
    5. Compare avec les métiers voisins : l’ostéopathe équin, qui suit d’autres règles, ou le maréchal-ferrant. Le reste de la filière est dans le panorama des formations et métiers du cheval.

    Sources

    Onisep : page « Les écoles vétérinaires » publiée le 13 avril 2026 (écoles, places 2026, coûts, cursus, poursuites, enquête d’insertion 2025 du ministère de l’Agriculture) et fiche métier vétérinaire (exercice équin, emploi, salaire). Données consultées le 10 octobre 2026.

  • CS traction équine et conduite d’attelages : devenir meneur professionnel

    Le certificat de spécialisation traction équine et conduite d’attelages forme des meneurs professionnels : des personnes capables de conduire des chevaux, des ânes ou des mulets attelés, pour transporter des personnes, travailler le sol, sortir du bois ou entretenir des espaces naturels. C’est une formation d’un an, en apprentissage, après un bac pro, un BP ou un BTSA. Voici ce qu’elle contient et à qui elle s’adresse.

    À quoi sert la traction équine aujourd’hui

    Selon l’Onisep, le CS prépare à la conduite d’attelages d’équidés dans plusieurs domaines :

    • le transport de personnes et de marchandises ;
    • le travail des sols ;
    • le débardage, c’est-à-dire la sortie du bois coupé en forêt ;
    • l’entretien des espaces naturels.

    La formation insiste sur des pratiques respectueuses de l’environnement et des sols. Elle répond aux besoins de secteurs comme la viticulture, le maraîchage ou la gestion des milieux naturels, en complément des méthodes motorisées, avec un objectif de préservation de la biodiversité.

    Le cadre du diplôme

    • Un certificat de spécialisation du ministère de l’Agriculture.
    • Une durée d’1 an.
    • Une préparation en apprentissage.
    • Selon la spécialité, un CS se situe au niveau 3, 4 ou 5 du RNCP : vérifie celui de cette spécialité sur sa fiche.

    Le programme : 3 unités capitalisables

    Unité Intitulé
    UC1 Organiser des interventions d’attelage ou de traction équine
    UC2 Préparer des équidés à des interventions d’attelage ou de traction
    UC3 Réaliser des interventions d’attelage ou de traction équine

    Concrètement, ces trois unités suivent l’ordre d’un chantier. D’abord tu l’organises : choix des équidés, du matériel et du déroulé. Ensuite tu prépares les animaux à l’intervention. Enfin tu la réalises, en sécurité pour toi, pour les équidés et pour les personnes autour. C’est cette chaîne complète que l’examen vérifie, unité par unité.

    Une attestation valant CACES, le certificat de conduite en sécurité d’engins, est prévue pour les candidats qui suivent toute la formation. Le programme officiel est sur la fiche Onisep du CS traction équine et conduite d’attelages.

    Les conditions d’accès

    Le CS se prépare en 1 an après un brevet professionnel, un bac professionnel ou un BTSA. La liste des formations d’origine citées par l’Onisep est large, ce qui montre la diversité des profils :

    Famille Exemples de diplômes d’origine
    Cheval Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique, BP responsable d’entreprise hippique
    Agriculture et vigne Bac pro conduite et gestion de l’entreprise agricole, bac pro conduite et gestion de l’entreprise vitivinicole, BTSA viticulture-œnologie
    Forêt Bac pro forêt, BP responsable de chantiers de bûcheronnage manuel et de débardage, BTSA gestion forestière
    Nature et végétal Bac pro gestion des milieux naturels et de la faune, bac pro productions horticoles, BTSA métiers du végétal

    Si tu viens du cheval, tu apprendras les usages agricoles et forestiers. Si tu viens de la forêt ou de la vigne, tu apprendras le cheval. Dans les deux cas, prépare-toi à combler ton point faible avant la rentrée.

    Les attendus de Parcoursup

    La formation affiche des attendus nationaux sur Parcoursup :

    • de l’intérêt pour les chevaux et les autres équidés, et pour leur bien-être ;
    • de l’intérêt pour la transition agroécologique et les savoir-faire locaux ;
    • des aptitudes pour travailler avec des équidés en sécurité ;
    • de bonnes conditions physiques ;
    • des qualités d’observation et de réactivité.

    Le travail est physique : manipuler le harnachement, guider l’animal, intervenir dehors par tous les temps.

    Le métier visé

    L’Onisep rattache ce CS au métier d’entraîneur de chevaux. Les domaines cités par la fiche, débardage, vigne, maraîchage, espaces naturels et transport de personnes, correspondent à des employeurs et des clients différents. Renseigne-toi sur la demande dans ta région avant de te lancer.

    Le lien avec la sellerie et le harnachement

    Un attelage repose sur un harnachement bien ajusté. Ceux qui le fabriquent et le réparent sont les selliers harnacheurs : lis notre article sur le CAP sellier harnacheur pour découvrir ce métier voisin.

    Ce que tu demandes au centre de formation

    • Le niveau RNCP de la spécialité.
    • Les types de chantiers pratiqués pendant l’année : forêt, vigne, maraîchage, transport.
    • Le nombre d’heures de conduite réelle par apprenti.
    • Les équidés utilisés : chevaux de trait, ânes, mulets.
    • L’aide proposée pour trouver une entreprise d’accueil.
    • Les conditions de délivrance de l’attestation valant CACES.

    Préparer ta candidature

    1. Fais un stage ou une journée d’observation chez un professionnel de la traction animale ou du débardage.
    2. Approche les chevaux de trait si tu viens d’une autre filière.
    3. Cherche ton entreprise d’apprentissage tôt : elles sont peu nombreuses et spécialisées.
    4. Demande au centre de formation le niveau RNCP de la spécialité et le calendrier de l’alternance.
    5. Précise ton projet : forêt, vigne, maraîchage, espaces verts ou transport de personnes.

    Et les autres spécialisations

    Ce CS a un cousin direct : le CS éducation et travail des jeunes équidés, qui prépare les jeunes chevaux, y compris à l’attelage. Tous deux figurent parmi les poursuites d’études du bac pro CGEH.

    Sources

    Onisep : fiche formation CS traction équine et conduite d’attelages (objectifs, unités capitalisables, accès, attendus Parcoursup, métier associé) et fiche CAP sellier harnacheur. Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Ostéopathe équin : la formation et l’examen obligatoire pour exercer

    Pour exercer l’ostéopathie sur les chevaux en France, il existe deux voies et une seule règle : être vétérinaire, ou être inscrit au registre national d’aptitude tenu par l’Ordre des vétérinaires. Un diplôme d’école d’ostéopathie animale ne suffit pas. Il faut réussir l’épreuve d’aptitude organisée sous l’autorité de l’Ordre. Voici comment ça fonctionne, et ce que disent les chiffres officiels du secteur.

    Le métier

    Selon l’Onisep, l’ostéopathe animalier cherche avec ses mains les blocages et les tensions dans les muscles, les ligaments ou les os, sans instrument. Une séance dure environ 30 minutes. Il se déplace beaucoup : centres équestres, exploitations, domicile des particuliers. La pratique concerne surtout les chevaux et les chiens.

    L’Ordre des vétérinaires définit l’acte d’ostéopathie animale de façon précise :

    • des manipulations qui ont pour seul but de prévenir ou de traiter des troubles fonctionnels du corps de l’animal ;
    • à l’exclusion des pathologies organiques, qui demandent une intervention médicale, chirurgicale ou médicamenteuse ;
    • des manipulations musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes, non instrumentales et non forcées.

    En clair : l’ostéopathe ne pose pas de diagnostic médical et ne remplace pas le vétérinaire.

    Voie 1 : être vétérinaire

    Tous les vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre sont autorisés à pratiquer l’ostéopathie sur les animaux. Certains approfondissent leurs compétences avec un diplôme d’ostéopathie vétérinaire. Selon l’Onisep, il faut au minimum 6 ans après le bac pour le diplôme d’État de vétérinaire, éventuellement complété par ce diplôme inter-écoles.

    C’est la voie la plus longue, mais elle te donne aussi le droit de soigner. Le parcours vétérinaire est résumé dans notre panorama des formations et métiers du cheval.

    Voie 2 : l’ostéopathe non vétérinaire

    Jusqu’en 2011, seuls les vétérinaires pouvaient exercer légalement l’ostéopathie animale. Une ordonnance de 2011 a ouvert cette pratique à des non-vétérinaires, sous conditions. Aujourd’hui :

    • il faut justifier d’un niveau bac+5 pour se présenter à l’épreuve d’aptitude ;
    • l’épreuve comprend une épreuve d’admissibilité, puis une épreuve d’admission ;
    • le jury est présidé par le président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires, ou son représentant ;
    • la réussite permet l’inscription au registre national d’aptitude (RNA) ;
    • il faut aussi figurer sur la liste prévue par le Code rural (article L.243-3, 12°).

    La période transitoire a pris fin le 31 décembre 2019. Depuis, un non-vétérinaire qui pratique l’ostéopathie animale sans être inscrit au RNA s’expose à des poursuites pour exercice illégal de la médecine et de la chirurgie vétérinaires. Le dossier complet est sur le site de l’Ordre national des vétérinaires.

    Ce que disent les chiffres officiels

    Le ministère de l’Agriculture a publié en 2023 le rapport d’une mission d’évaluation du CGAAER. Ses constats :

    Indicateur Valeur
    Inscrits au registre national d’aptitude au 1er février 2023 938
    Écoles créées en 12 ans, toutes privées 16, dont 11 ces 5 dernières années
    Apprenants en formation (estimation) 2 100 à 2 300
    Épreuve d’admissibilité, 2018 à 2022 805 réussites pour 1 681 passages, soit 47,9 %
    Épreuve d’admission, 2018 à 2022 708 réussites pour 1 143 passages, soit 61,9 %

    À la suite du rapport, l’Ordre s’est engagé à augmenter les capacités d’accueil des candidats, à réduire les délais de passage et, si besoin, à ouvrir un troisième centre d’examen.

    Lecture : il y a plus de deux fois plus d’apprenants que d’inscrits au registre, et moins d’un passage sur deux réussit l’écrit. La mission relève aussi une grande hétérogénéité des formations.

    La réalité du marché

    La mission constate qu’un jeune ostéopathe non vétérinaire a du mal à vivre de son métier les premières années, et doit souvent cumuler plusieurs activités. L’Onisep fait le même constat : le métier attire beaucoup de candidats, mais l’insertion est difficile, en exercice libéral. Ce n’est pas une raison de renoncer. C’est une raison de construire ton projet avec lucidité : réseau, zone géographique, activité complémentaire.

    Choisir ton école : les questions à poser

    • Les taux de réussite de ses anciens élèves à l’épreuve d’admissibilité et à l’épreuve d’admission.
    • La durée totale et le niveau du titre délivré à la sortie, pour remplir la condition de bac+5.
    • La part de pratique sur des chevaux, et avec quels encadrants.
    • Les liens de l’école avec des vétérinaires.
    • Ce que deviennent les anciens élèves, chiffres à l’appui.

    Le ministère reconnaît que l’information en ligne sur les écoles est éparse et parfois peu fiable. Recoupe toujours ce qu’une école annonce avec les sources officielles.

    Tes étapes

    1. Choisis ta voie : vétérinaire, ou ostéopathe non vétérinaire.
    2. Passe du temps auprès des chevaux et des professionnels qui les soignent, dont un maréchal-ferrant, pour comprendre le pied et la locomotion. Notre article sur la formation de maréchal-ferrant te donne une idée de ce métier voisin.
    3. Compare les écoles sur leurs résultats à l’épreuve d’aptitude.
    4. Prévois le financement de cinq ans d’études dans un établissement privé.
    5. Prépare dès la formation ton projet d’installation.

    Sources

    Ordre national des vétérinaires (dossier ostéopathie animale), ministère de l’Agriculture (synthèse du rapport CGAAER sur l’ostéopathie animale, 2023), Onisep (fiche métier ostéopathe animalier). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • CS éducation et travail des jeunes équidés : se spécialiser dans la préparation des jeunes chevaux

    Le certificat de spécialisation éducation et travail des jeunes équidés est une formation d’un an, en apprentissage, pour apprendre à préparer un jeune cheval à sa future carrière : équitation, courses ou attelage. Il s’adresse aux titulaires d’un bac pro, d’un BP ou d’un BTSA qui veulent ajouter une spécialité précise à leur diplôme. Voici comment il fonctionne.

    Qu’est-ce qu’un certificat de spécialisation

    Le certificat de spécialisation (CS) est un diplôme du ministère de l’Agriculture. D’après l’Onisep :

    • il dure 1 an ;
    • il se prépare en apprentissage ;
    • il apporte des compétences complémentaires au diplôme d’origine, dans un domaine agricole précis, pour une insertion professionnelle directe ;
    • il existe environ 50 spécialités ;
    • selon la spécialité, il se situe au niveau 3, 4 ou 5 du RNCP.

    Vérifie le niveau exact de cette spécialité sur sa fiche officielle avant de t’inscrire, surtout si tu as besoin d’un niveau précis pour un concours ou une installation.

    À quoi prépare ce CS

    La formation vise des compétences spécialisées, avec une expérience de terrain, dans l’éducation et la préparation au travail des jeunes équidés. Tu apprends à :

    • préparer le jeune cheval selon sa destination : l’équitation, les courses ou l’attelage ;
    • établir son programme de soins, d’entretien et de débourrage ;
    • commercialiser les animaux ;
    • gérer et développer l’activité.

    Le débourrage désigne les premières étapes qui habituent un jeune cheval au matériel et au cavalier ou à l’attelage. C’est un travail de patience, où la sécurité de l’humain et du cheval passe avant la vitesse.

    Le programme : 3 unités capitalisables

    Le CS se délivre par unités capitalisables (UC). Tu l’obtiens en validant les trois :

    Unité Intitulé
    UC1 Assurer le suivi du processus d’éducation et de travail d’un jeune équidé
    UC2 Mettre en place les fondamentaux d’éducation et de travail chez un jeune équidé
    UC3 Assurer le développement et la valorisation du potentiel d’un jeune équidé

    En apprentissage, la plus grande partie de ta progression se fait chez ton employeur. Le choix de l’entreprise compte autant que celui du centre de formation.

    Les conditions d’accès

    Le CS se prépare en 1 an après un brevet professionnel, un bac professionnel ou un BTSA. L’Onisep cite notamment comme formations d’origine :

    • le bac pro conduite et gestion de l’entreprise agricole ;
    • le BP responsable d’entreprise agricole ;
    • le BP responsable d’entreprise hippique ;
    • le BTSA analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole ;
    • le BTSA métiers de l’élevage.

    Le CS figure aussi parmi les poursuites d’études du bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique.

    Les attendus de Parcoursup

    La formation affiche des attendus nationaux sur Parcoursup. En résumé, on attend de toi :

    • de l’intérêt pour les chevaux et les autres équidés, les soins et les élevages spécialisés ;
    • de l’intérêt pour la bientraitance et le bien-être animal ;
    • des aptitudes pour approcher un jeune équidé en sécurité et comprendre son comportement ;
    • des qualités d’observation et de réactivité.

    Le détail est sur la fiche Onisep du CS éducation et travail des jeunes équidés.

    Préparer ta candidature

    1. Accumule de l’expérience avec des chevaux jeunes ou peu manipulés, en stage ou en emploi saisonnier.
    2. Note précisément ce que tu as fait : manipulation à pied, longe, soins, premières séances montées.
    3. Cherche ton entreprise d’apprentissage tôt : élevage, écurie de valorisation, écurie de courses ou structure d’attelage, selon la voie que tu vises.
    4. Demande au centre de formation quels types de chevaux les apprentis travaillent, et dans quelles conditions de sécurité.
    5. Prépare un projet clair : à quelle filière tu destines les jeunes chevaux que tu veux préparer.

    Trouver ton entreprise d’apprentissage

    Le CS se prépare en apprentissage : sans employeur, pas de formation. Quelques pistes concrètes :

    • commence par les structures où tu as fait tes stages de bac pro ou de BP ;
    • vise les entreprises qui ont des jeunes chevaux à préparer toute l’année, pas seulement en saison ;
    • demande au centre de formation la liste des entreprises qui ont déjà accueilli des apprentis ;
    • présente-toi avec un dossier court : expérience, filière visée, disponibilités, références.

    Avant de signer, vérifie que l’entreprise te confiera réellement des jeunes chevaux, avec un tuteur présent, et pas seulement des tâches d’entretien.

    Ce que tu demandes au centre de formation

    • Le niveau RNCP de la spécialité.
    • Le calendrier de l’alternance entre centre et entreprise.
    • L’aide proposée pour trouver une entreprise d’accueil.
    • Les modalités d’évaluation de chaque unité.
    • Les débouchés des promotions précédentes.

    Et ensuite

    Le CS te spécialise sur un moment précis de la vie du cheval. Il se combine bien avec un diplôme de gestion si tu vises un élevage ou une écurie à ton compte. Pour voir les autres voies de la filière, ouvre le panorama des formations et métiers du cheval, ou compare avec le métier de lad-cavalier d’entraînement.

    Sources

    Onisep : fiche formation CS éducation et travail des jeunes équidés (durée, accès, objectifs, unités capitalisables, attendus Parcoursup) et fiche bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique (poursuites d’études). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Sellier harnacheur : le CAP pour fabriquer selles et harnais

    Le sellier harnacheur fabrique et répare les pièces en cuir de l’équipement du cheval : selles, brides, harnais. La formation de référence est le CAP sellier harnacheur, un diplôme de l’Éducation nationale de niveau 3, qui se prépare en 2 ans après la 3e. C’est un métier d’atelier, de précision et de finition, avec des débouchés réels mais limités. Voici ce qu’il faut savoir.

    Le métier

    Selon l’Onisep, le sellier travaillait à l’origine le cuir pour fabriquer selles et harnachements, puis le métier s’est élargi à tous les matériaux souples. Il se décline en plusieurs branches :

    • Sellier harnacheur : les pièces en cuir de l’équipement du cheval, comme les selles et les harnais.
    • Sellier bourrelier : bâches, toiles de stores.
    • Sellier garnisseur : l’habillage intérieur des voitures, des bateaux, des sièges d’avion.
    • Sellier maroquinier : portefeuilles, sacs, ceintures.

    L’Onisep est franc sur l’état du marché : le travail à la main du harnacheur est en perte de vitesse, alors que le sellier garnisseur est recherché dans l’industrie. Si tu vises la sellerie équestre, garde cette réalité en tête et prévois de quoi élargir ton savoir-faire.

    La formation : le CAP sellier harnacheur

    • 2 ans après la 3e (forme classique) ;
    • 1 an si tu as déjà un autre CAP ;
    • 3 ans après une Segpa ou une Ulis ;
    • en voie scolaire ou en apprentissage.

    Le CAP forme à la fabrication d’articles de sellerie à l’unité ou en petite série : selles, harnais, protections du cheval, bagages. Il prépare aussi à la réparation, à la transformation et à la vente.

    Ce que tu apprends en atelier

    • Définir le produit : analyse technique, prise de mesures sur le cheval, réalisation des gabarits.
    • Couper : à la main, à la machine ou par découpe informatisée.
    • Assembler : collage, couture main, piqûre machine, rivetage, sertissage.
    • Finir : ponçage, teinture, montage des accessoires sur les brides, les selles et les harnais d’attelage.
    • Connaître les matériaux : cuirs et peaux, textiles, mousses, caoutchoucs, fils, colles.
    • Gérer une réalisation : estimer un coût de fabrication, contrôler la qualité.

    La formation comprend aussi des cours d’histoire de la sellerie, de connaissance des équidés et de leurs équipements, et de communication avec les clients et les fournisseurs.

    Comment la formation est organisée

    • Des enseignements généraux, environ la moitié de l’emploi du temps : français, histoire-géographie, mathématiques-sciences, EPS, prévention santé-environnement.
    • Des enseignements professionnels, un peu plus de la moitié de l’emploi du temps.
    • 12 semaines de stage en entreprise, si tu n’es pas apprenti.

    Le programme officiel est sur la fiche Onisep du CAP sellier harnacheur.

    Les outils et les matériaux

    Selon l’Onisep, le sellier utilise de petits outils perfectionnés pour couper, marquer, fixer des attaches, encoller, souder, perforer et surjeter. Il maîtrise l’aiguille, notamment le point sellier, comme les machines à commande numérique. En plus du cuir, il travaille le tissu, la toile enduite, la fibre de carbone, le polyuréthane et la mousse.

    Les qualités attendues

    • La précision : tout se fait au millimètre, et une erreur gâche un cuir coûteux.
    • La rapidité : les montages, coutures et collages s’enchaînent.
    • Le soin des finitions : un produit mal fini ne se vend pas.
    • La patience : il faut savoir juger son propre travail et le reprendre.
    • La créativité, quand tu travailles sur mesure pour un client.

    Où travailler

    Le titulaire du CAP exerce dans une entreprise artisanale ou une petite entreprise de moyen ou haut de gamme, qui répare et fabrique de la sellerie d’équitation, d’attelage, de chasse ou de randonnée. Certaines entreprises sont spécialisées, par exemple dans une discipline olympique. Avec une formation complémentaire, tu peux t’orienter vers la maroquinerie.

    Le sellier travaille salarié en atelier, ou à son compte. À son compte, il organise son temps, prend les mesures chez le client et maîtrise toute la fabrication. L’Onisep note que l’entrée dans le métier se fait souvent par l’apprentissage.

    Salaire et insertion

    L’Onisep indique un salaire débutant à partir de 1 868 € brut par mois pour un sellier, variable selon le lieu d’exercice et le statut. Pour le CAP sellier harnacheur, les effectifs sont trop faibles pour que les données InserJeunes publient un taux d’insertion. C’est une formation rare : renseigne-toi tôt sur les établissements qui la proposent.

    Poursuivre après le CAP

    Le CAP permet de poursuivre en 2 ans vers un bac pro métiers du cuir, avec trois options : chaussures, maroquinerie ou sellerie garnissage. C’est aussi la porte vers les débouchés industriels cités plus haut.

    Tes étapes pour te lancer

    1. Visite un atelier de sellerie et regarde une journée de travail.
    2. Repère les établissements et les centres d’apprentissage qui proposent le CAP, sur la fiche Onisep.
    3. En apprentissage, trouve ton entreprise avant la rentrée.
    4. Passe du temps à l’écurie : connaître le cheval aide à prendre les bonnes mesures.
    5. Pense dès le départ à une seconde compétence : garnissage ou maroquinerie.

    Pour voir les autres artisans du cheval, lis notre article sur la formation de maréchal-ferrant, ou ouvre le panorama des formations et métiers du cheval.

    Sources

    Onisep : fiche formation CAP sellier harnacheur et fiche métier sellier (programme, débouchés, salaire débutant, données InserJeunes). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Bac pro CGEH : le bac pro pour gérer une entreprise hippique

    Le bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique, le CGEH, forme à piloter une écurie, un élevage ou un établissement équestre. C’est un bac professionnel agricole, de niveau 4, qui se prépare en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après certains CAP agricoles du cheval. Il ajoute au travail du cheval tout ce qui fait tourner une entreprise : la vente, la gestion et l’encadrement d’une équipe.

    Comment y entrer

    • Après la 3e : tu entres en 2de professionnelle agricole « productions », puis tu choisis cette spécialité. Durée totale : 3 ans.
    • En apprentissage : tu entres directement dans la spécialité, sans passer par la 2de pro de famille de métiers.
    • Après un CAPa : le CAPa palefrenier soigneur ou le CAPa lad-cavalier d’entraînement permettent de le préparer en 2 ans, sous conditions.

    Le bac pro se prépare en voie scolaire ou en apprentissage.

    Ce que tu apprends

    Élever et valoriser le cheval

    • L’élevage : soins, alimentation, reproduction.
    • La valorisation du cheval : pré-entraînement, entraînement, enseignement de l’équitation, animation de randonnées.
    • L’entretien des bâtiments, des matériels, des équipements et des prairies.

    Vendre des chevaux et des services

    • L’achat et la vente de chevaux.
    • Dans les courses : facturation, contrats, choix du cheval selon la course, choix du jockey.
    • Dans les loisirs et la compétition : suivi de clientèle, réservations, animations, organisation d’événements, choix des compétitions.

    Gérer l’entreprise

    • Planifier les investissements et choisir les activités selon leur rentabilité.
    • Tenir la comptabilité et la gestion administrative courante.
    • Encadrer une équipe : recrutement, planning.

    Les modules professionnels

    En 1re et en terminale, l’enseignement professionnel s’organise en modules :

    Module Contenu
    MP1 Pilotage de l’entreprise hippique
    MP2 La filière équine
    MP3 Gestion de l’entreprise hippique
    MP4 Zootechnie et hippologie
    MP5 Gestion d’une cavalerie et des prairies associées
    MP6 Travail du cheval
    MP7 Équipements, bâtiments et installations de l’entreprise hippique
    MAP Module d’adaptation professionnelle

    S’y ajoutent les enseignements généraux (lettres, histoire-géographie, langue vivante, mathématiques, physique-chimie, biologie-écologie, EPS, informatique), des activités pluridisciplinaires, des travaux pratiques renforcés et un chantier-école. Une attestation valant CACES, le certificat de conduite en sécurité d’engins, est prévue pour les élèves qui suivent toute la formation.

    Les stages

    • 14 à 16 semaines de stage en entreprise sur le cycle terminal, si tu n’es pas apprenti.
    • 3 semaines de stages collectifs : un sur l’éducation à la santé et au développement durable, un sur la valorisation de ton expérience en milieu professionnel.

    Choisis tes stages pour voir plusieurs types de structures : une écurie de courses, un centre équestre, un élevage. C’est ce qui te permettra de choisir ta voie à la sortie.

    Les débouchés

    Le titulaire du bac pro CGEH travaille dans les écuries de trot ou de galop, les établissements équestres et les écuries de propriétaire. Un point à connaître si tu vises l’installation : complété par un plan de professionnalisation personnalisé, ce diplôme permet d’obtenir la capacité professionnelle agricole, nécessaire pour les aides de l’État à l’installation comme jeune agriculteur.

    Si ton objectif principal est d’enseigner l’équitation, renseigne-toi aussi sur les diplômes d’encadrement sportif avant de choisir.

    Voie scolaire ou apprentissage

    • En voie scolaire : tu suis la formation au lycée agricole, avec 14 à 16 semaines de stage. Tu découvres plusieurs structures, ce qui t’aide à choisir.
    • En apprentissage : tu entres directement dans la spécialité et tu passes une grande partie de ton temps dans une entreprise. Il faut trouver un employeur avant la rentrée.

    Si tu ne sais pas encore quel secteur te plaît, entre courses, élevage et centre équestre, la voie scolaire te laisse le temps de comparer. Si tu as déjà une écurie qui te fait confiance, l’apprentissage te met tout de suite dans le concret.

    Les qualités pour réussir

    • Être à l’aise avec les chevaux au quotidien, à pied comme à cheval.
    • Accepter le travail physique et les horaires des écuries.
    • Avoir le goût des chiffres et de l’organisation, pour la partie gestion.
    • Aimer le contact avec les clients, les propriétaires et les fournisseurs.

    Les chiffres d’insertion

    Pour le bac pro CGEH préparé en apprentissage, les données InserJeunes 2024 relevées par l’Onisep donnent :

    • 34 % en emploi 6 mois après la formation ;
    • 42 % inscrits dans une autre formation ;
    • 24 % dans une autre situation.

    Poursuivre après le bac pro

    • En 1 an, un certificat de spécialisation (CS) : éducation et travail des jeunes équidés, ou traction équine et conduite d’attelages.
    • En 2 ans, un BTSA : par exemple analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, métiers de l’élevage, ou technico-commercial.

    Les détails officiels sont sur la fiche Onisep du bac pro CGEH.

    CAPa ou bac pro : comment choisir

    • Tu veux travailler vite auprès des chevaux : un CAPa en 2 ans, comme palefrenier soigneur ou lad-cavalier d’entraînement.
    • Tu vises la gestion, l’élevage ou l’installation : le bac pro CGEH.
    • Tu hésites : commence par un CAPa, puis enchaîne le bac pro en 2 ans.

    Pour la vue d’ensemble, ouvre le panorama des formations et métiers du cheval.

    Sources

    Onisep : fiche formation bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique (accès, programme, stages, débouchés, poursuites d’études, données InserJeunes 2024). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Lad-cavalier d’entraînement : la formation et le métier de cavalier soigneur des chevaux de course

    Le lad-cavalier d’entraînement soigne et monte les chevaux de course. Sa formation de référence est le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement : 2 ans après la 3e, en lycée agricole ou en apprentissage, niveau 3. Le métier est exigeant physiquement, les journées commencent tôt, et la carrière dans les courses est souvent courte. Voici ce qu’il faut savoir avant de t’engager.

    Lad-jockey, lad-driver : deux spécialités

    • Le lad-jockey travaille dans les écuries de galop : courses de plat, de haies, steeple-chases et cross.
    • Le lad-driver travaille avec les trotteurs, en trot monté ou en trot attelé, derrière un sulky.

    Les deux sont aussi appelés cavaliers d’entraînement, un terme qui ne désigne pas de spécialité.

    Le quotidien d’un cavalier soigneur

    Monter chaque matin

    Selon l’Onisep, le lad monte chaque matin 3 ou 4 chevaux, pendant au moins une heure, sous les directives d’un entraîneur.

    Soigner les chevaux

    Le lad est aussi un cavalier soigneur. Il assure les soins de tous les jours :

    • la nourriture et le nettoyage des box ;
    • le pansage ;
    • une assistance vétérinaire de base ;
    • l’entretien des selles et des harnais.

    Les jours de course, il présente le cheval, l’emmène jusqu’à l’hippodrome et le ramène à l’écurie après l’épreuve.

    Vivre près des chevaux

    Un cheval de course est soigné et entraîné tous les jours. Les lads sont donc souvent logés sur leur lieu de travail, avec de nombreux allers-retours entre l’écurie et le champ de courses, surtout le matin. Ils travaillent pour un propriétaire ou un entraîneur, sous des conventions collectives. Avec l’accord de leur employeur, ils montent parfois en course pour d’autres entraîneurs.

    Les qualités attendues

    L’Onisep cite l’endurance, le sang-froid et l’intelligence tactique : il faut contrôler les réactions du cheval, se faire obéir et s’adapter à chaque monture comme à chaque terrain. Le lad est un pilote autant qu’un soigneur.

    Les critères physiques

    Dans les courses, le poids compte. L’Onisep donne ces repères pour un jockey : environ 50 kg pour 1,55 m en plat, jusqu’à 60 kg pour 1,70 m en obstacles. Pour participer aux compétitions, l’entraînement physique intensif et une alimentation stricte sont obligatoires. Si ta morphologie ne colle pas à ces repères, regarde plutôt le trot ou les métiers de soins.

    La formation : le CAPa lad-cavalier d’entraînement

    C’est un diplôme national du ministère de l’Agriculture. Il dure 2 ans après la 3e, 1 an si tu as déjà un autre CAP, 3 ans après une Segpa ou une Ulis.

    Ce que tu apprends

    • Mettre en œuvre les programmes d’entraînement dans des écuries de trot ou de galop, en plat ou en obstacle.
    • Comprendre le comportement du cheval et l’approcher en sécurité.
    • Assurer l’alimentation, l’entretien et les soins préventifs et curatifs.
    • Manipuler les chevaux au box et à la longe.
    • Organiser un transport : véhicule, feuille de route, matériel.
    • Faire l’entretien courant du matériel, des équipements et des bâtiments.

    Comment la formation est organisée

    • 3 modules d’enseignement général.
    • 4 modules professionnels, un peu plus de la moitié de l’emploi du temps, dont un module d’équitation consacré à l’entraînement des équidés.
    • 12 semaines de stage sur les 2 ans, si tu n’es pas apprenti.
    • 1 semaine de stage collectif sur la santé, la sécurité et le développement durable.

    Le programme officiel est détaillé sur la fiche Onisep du CAPa lad-cavalier d’entraînement.

    Où travailler

    Le titulaire du CAPa travaille dans les entreprises des courses hippiques. L’Onisep cite plusieurs centres d’entraînement : Grosbois, Chantilly, Maisons-Laffitte, Lyon-Bron, Marseille-Cabriès, Mont-de-Marsan, Pau et Deauville.

    D’autres débouchés existent :

    • sur les hippodromes : entretien des pistes, accueil et placement des chevaux dans les stalles de départ ;
    • dans le transport des chevaux ;
    • dans l’entretien et la fabrication des harnachements.

    Salaire et chiffres d’insertion

    L’Onisep indique un salaire débutant à partir de 1 868 € brut par mois, avec un supplément pour chaque course gagnée. Pour le CAPa préparé en apprentissage, les données InserJeunes 2024 donnent :

    • 38 % en emploi 6 mois après la formation ;
    • 43 % inscrits dans une autre formation ;
    • 19 % dans une autre situation.

    Évoluer, et préparer la suite

    La carrière dans les courses est assez courte : les exigences physiques et les accidents obligent souvent à une reconversion précoce. L’Onisep cite plusieurs évolutions :

    • Premier garçon : il supervise le travail des lads dans l’écurie.
    • Garçon de voyage : il gère les déplacements des chevaux vers les pistes.
    • Entraîneur : après un stage, avec le statut professionnel.
    • Jockey : un scénario rare, quand un propriétaire pousse un lad qui monte bien.

    Plus ta qualification de base est élevée, plus la reconversion est facile. Après le CAPa, le bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique se prépare en 2 ans.

    Lad ou palefrenier : la différence

    Le palefrenier soigneur s’occupe surtout des soins et monte rarement. Le lad, lui, monte chaque jour et entraîne. Si tu hésites, lis notre fiche sur le palefrenier soigneur. Pour voir toutes les voies, ouvre le panorama des formations et métiers du cheval.

    Sources

    Onisep : fiche formation CAPa lad-cavalier d’entraînement (programme, débouchés, InserJeunes 2024) et fiche métier cavalier d’entraînement, lad-jockey et lad-driver (quotidien, poids, centres, salaire, reconversions). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Maréchal-ferrant : la formation, du CAPa au BTM, et la réalité du métier

    Pour devenir maréchal-ferrant, la voie de base est le CAP agricole maréchal-ferrant. Il se prépare en 2 ans après la 3e, en lycée agricole ou en apprentissage, et donne un diplôme de niveau 3. Tu peux ensuite viser le BTM maréchal-ferrant, en 2 ans, au niveau bac. Selon l’Onisep, l’équitation n’est pas exigée à l’entrée, mais elle aide à approcher le cheval.

    Le métier au quotidien

    Les sabots poussent en permanence. Il faut donc les entretenir et les ferrer environ tous les mois. Le travail suit toujours le même ordre :

    1. retirer l’ancien fer ;
    2. parer le pied, en enlevant l’excédent de corne avec un boutoir et un rogne-pied ;
    3. chauffer le fer, le mettre en forme et l’ajuster au sabot ;
    4. le clouer ou le coller, selon l’activité du cheval.

    Des fers thérapeutiques ou orthopédiques servent en cas de pathologie ou de défaut d’aplomb. Le maréchal-ferrant veille aussi à la santé générale du cheval, y compris l’hygiène de la bouche et des dents. Sur ce terrain, il est en concurrence avec les vétérinaires et les dentistes équins. Il intervient sur les équidés, mais aussi sur les bovins.

    Un métier itinérant

    Ce n’est plus le cheval qui vient à la forge : c’est le maréchal-ferrant qui se rend dans les écuries. Il roule dans une camionnette équipée, avec ses outils et une forge à gaz. L’Onisep parle de 700 à 1 000 km par semaine, à l’échelle d’un département ou d’une région.

    Un métier d’artisan

    La grande majorité des maréchaux-ferrants travaillent seuls, comme indépendants. Selon l’Onisep, les entreprises de maréchalerie sont à 80 % des entreprises individuelles, à 15 % des micro-entreprises et à 5 % des sociétés. Le salariat existe dans certains grands centres équestres, dans les écuries et à l’armée (gendarmerie, garde républicaine, armée de terre). L’Onisep conseille de démarrer salarié avant de gérer ta propre structure.

    La formation : le CAPa maréchal-ferrant

    C’est un diplôme national du ministère de l’Agriculture. Sa durée dépend de ton parcours :

    • 2 ans après la 3e (forme classique) ;
    • 1 an si tu as déjà un autre CAP ;
    • 3 ans après une Segpa ou une Ulis.

    Ce que tu apprends

    • La locomotion du cheval et la biomécanique.
    • Le déferrage et l’évaluation de l’état du sabot et de l’usure du fer.
    • Le parage : tailler et râper la corne pour redonner la forme du pied.
    • La pose de ferrures ou de prothèses adaptées.
    • Les soins de la boîte cornée, par exemple lors d’un abcès.
    • Le conseil aux clients sur l’appareil locomoteur de leur cheval.

    Comment la formation est organisée

    • 3 modules d’enseignement général : français, mathématiques, histoire-géographie, biologie, physique-chimie, langue vivante, EPS.
    • 4 modules professionnels, un peu plus de la moitié de l’emploi du temps : l’insertion dans l’entreprise, l’organisation de l’atelier de maréchalerie, les interventions sur les équidés, les travaux de maréchalerie.
    • 12 semaines de stage sur les 2 ans, si tu n’es pas apprenti.
    • 1 semaine de stage collectif sur la santé, la sécurité et le développement durable.

    Le programme complet est sur la fiche Onisep du CAPa maréchal-ferrant.

    Après le CAPa : le BTM maréchal-ferrant

    Le BTM (brevet technique des métiers) est un titre délivré par les chambres de métiers et de l’artisanat. Il se prépare en 2 ans après un diplôme de niveau 3 de la même spécialité, le CAPa ou le CTM maréchal-ferrant, et il est inscrit au RNCP au niveau 4.

    Il prépare aux ferrages courants selon l’activité du cheval, mais aussi aux ferrures orthopédiques, pathologiques et thérapeutiques, pour lesquelles le maréchal-ferrant travaille avec un vétérinaire.

    Ce que disent les chiffres d’insertion

    Données InserJeunes 2024 relevées par l’Onisep, pour l’apprentissage :

    Diplôme En emploi à 6 mois En formation Autre situation
    CAPa maréchal-ferrant 20 % 62 % 18 %
    BTM maréchal-ferrant 46 % 13 % 41 %

    Lecture : la majorité des titulaires du CAPa continuent leurs études, le plus souvent vers le BTM. La catégorie « autre situation » comprend l’installation à son compte, ce qui pèse dans un métier d’indépendants.

    Les qualités attendues

    • La résistance physique : tu restes courbé au-dessus du sabot, tu portes le matériel de forge. Le dos est mis à rude épreuve.
    • La maîtrise de soi : la force ne suffit pas, il faut calmer un cheval qui proteste.
    • Des connaissances scientifiques : forge, anatomie du pied et de la bouche, soins.
    • Le sens de la gestion : rigueur et goût des chiffres pour tenir ton entreprise.
    • Le contact : tu travailles avec des propriétaires et des dirigeants de centres équestres.

    Salaire et rythme

    L’Onisep indique un salaire débutant à partir de 1 867 € brut par mois, variable selon le lieu d’exercice et le statut. Les week-ends sont souvent grignotés par les urgences, et le métier est physique : beaucoup changent de voie après plusieurs années. Pour évoluer, l’Onisep cite la spécialisation en orthopédie équine, une profession rare et recherchée, qui demande des connaissances en plus en hippologie, en soins vétérinaires et en anatomie du pied.

    Tes étapes pour te lancer

    1. Fais un stage d’observation chez un maréchal-ferrant pour voir le rythme réel.
    2. Choisis entre voie scolaire et apprentissage. En apprentissage, trouve ton maître d’apprentissage avant la rentrée.
    3. Monte à cheval ou passe du temps à l’écurie : approcher un cheval sans crainte est un avantage.
    4. Prévois la suite dès le CAPa : BTM, puis spécialisation éventuelle.
    5. Compare avec les autres métiers de la filière dans le panorama des formations et métiers du cheval, ou avec le métier de palefrenier soigneur.

    Sources

    Onisep : fiche métier maréchal-ferrant, fiches formation CAPa maréchal-ferrant et BTM maréchal-ferrant (programme, durées, statuts des entreprises, données InserJeunes 2024, salaire débutant). Données consultées le 1er octobre 2026.

  • Guide équestre : devenir accompagnateur de tourisme équestre

    Le titre officiel du guide équestre est accompagnateur de tourisme équestre (ATE). C’est une certification de la Fédération française d’équitation (FFE), inscrite au RNCP au niveau 4, soit l’équivalent du bac (fiche RNCP41108, active jusqu’au 18 juillet 2028). Pour entrer en formation, il te faut le galop 6 et au moins 7 jours de randonnée à ton actif, selon l’Onisep.

    Ce que fait un guide équestre

    Le guide encadre des cavaliers amateurs le temps d’une sortie de quelques heures ou d’une randonnée de plusieurs jours. Selon France Compétences, les centres de tourisme équestre accueillent 1,5 million de personnes par an.

    Avant le départ

    • Choisir un itinéraire adapté au niveau du groupe
    • Régler le harnachement et soigner les chevaux
    • Préparer les trousses de secours
    • Prévoir les étapes, la nourriture des chevaux et des cavaliers, l’hébergement

    Pendant la randonnée

    • Adapter le parcours, l’allure et les pauses aux cavaliers et aux chevaux
    • Donner les règles de base : distance entre les chevaux, conduite en extérieur et sur route
    • Soigner les chevaux à chaque étape
    • Parler de la faune, de la flore, du patrimoine et de l’économie locale

    Entre deux sorties

    Le guide entretient les écuries, éduque la cavalerie pour qu’elle convienne à tous les cavaliers, et gère le matériel. La fiche RNCP lui confie aussi l’accueil du public, la promotion de la structure et le suivi du budget des activités.

    La formation d’accompagnateur de tourisme équestre

    Les conditions d’entrée

    • Le galop 6
    • Au moins 7 jours de randonnée à cheval déjà effectués
    • Avec ou sans le bac

    Durée et organisation

    L’Onisep annonce 6 à 18 mois selon ton niveau à l’entrée. La formation comprend un stage en structure de tourisme équestre, dont tu rends compte dans un rapport à l’examen.

    Les 3 blocs de compétences

    1. Piloter les activités de la structure : diagnostic du territoire, programme d’activités, accueil, budget, promotion.
    2. Encadrer les promenades et randonnées en sécurité : concevoir les itinéraires, organiser la logistique, animer, s’adapter aux imprévus, faire le bilan.
    3. Gérer la cavalerie et le matériel : soins courants, emploi et convoyage des chevaux, entretien des installations, éducation des chevaux de randonnée.

    Les épreuves

    • Un rapport de stage avec un projet d’activité de tourisme équestre, présenté à l’oral
    • Un road book de 4 itinéraires que tu as conduits
    • Une mise en situation : conduire une sortie équestre en sécurité
    • Un cas pratique sur la gestion des chevaux et du matériel
    • Une démonstration technique commentée

    Pour valider le bloc randonnée, la fiche RNCP exige au moins 15 journées de randonnée validées sur le carnet électronique, un test sur l’organisation d’une randonnée et le module de prévention des violences sexuelles du Campus FFE.

    Les autres portes d’entrée

    • Après la 3e : le CQP animateur soigneur assistant, mention tourisme équestre, cité par l’Onisep.
    • Pour organiser des randonnées : le CQP organisateur de randonnées équestres.
    • Si tu commences par l’écurie : un poste de palefrenier soigneur te donne l’habitude des chevaux et de la cavalerie avant de viser l’ATE.

    Ce que le titre ne permet pas

    L’ATE n’est pas habilité à enseigner l’équitation. France Compétences l’écrit sur la fiche du titre : la transmission se limite à ce qu’il faut pour conduire la promenade et respecter les consignes de sécurité. Pour donner des cours, il te faut un diplôme d’enseignement, qui relève d’une autre filière.

    Le rythme de travail et le salaire

    • Haute saison d’avril à septembre, avec les week-ends travaillés
    • Nuits sous la tente ou en gîte pendant les randonnées de plusieurs jours
    • Baisse d’activité l’hiver, consacrée au travail des chevaux
    • Salaire débutant à partir de 1 972 € brut par mois selon l’Onisep, variable selon le lieu et le statut

    L’Onisep note que beaucoup d’ATE complètent leur activité hors saison. Les profils qui cumulent plusieurs qualifications trouvent plus facilement un poste.

    Évoluer après quelques saisons

    • Maître randonneur, instructeur ou formateur, avec le diplôme correspondant et de l’expérience
    • Randonnée en attelage : calèches et roulottes, avec une formation spécialisée
    • Créer ta propre structure de tourisme équestre

    Tes étapes pour devenir guide équestre

    1. Vérifie ton niveau : si tu n’as pas le galop 6, commence par là.
    2. Cumule tes jours de randonnée et garde une trace de chacun.
    3. Consulte la fiche RNCP41108 sur le site de France Compétences pour confirmer que le titre est actif.
    4. Contacte le comité régional de tourisme équestre de ta région pour connaître les centres de formation.
    5. Situe ce métier par rapport aux autres dans le guide des formations et métiers du cheval.

    Sources

    France Compétences, fiche RNCP41108 « Accompagnateur de tourisme équestre » (certificateur FFE, niveau 4, blocs, épreuves, prérequis). Onisep, fiche métier et fiche formation accompagnateur de tourisme équestre (conditions d’entrée, durée, salaire débutant). Données consultées le 30 septembre 2026.